Andy

 

La semaine dernière et cette semaine, Arte a eu l’excellente idée de diffuser un reportage en 2 parties sur l’artiste Andy Wharol intitulé :

 Andy Warhol – Le pape du Pop Art

Ce reportage très documenté m’a vraiment surpris car je pensais bien connaître l’œuvre d’Andy Warhol, évidemment, je connais toutes ses séries de sérigraphies, son travail de vidéaste et l’effervescence qu’il y avait dans son atelier mythique du 231 East 47th Street mais j’avais zappé une partie importante : son travail d’illustrateur pour la presse. J’ignorais l’existence de ces illustrations et j’ai été conquise. Le style qu’il a su développer avec ses dessins tamponnés fait preuve d’une telle fraîcheur, d’une naïveté et d’une fragilité qui le caractérise si bien à l’époque. Cette technique qui permet d’obtenir un trait irrégulier, des manques et l’utilisation d’aplats de couleur marque selon moi les prémices de ses sérigraphies.

Je recommande vraiment ce documentaire, il est possible de le voir sur le site d’arte, et la deuxième partie de ce reportage va être rediffuser demain à 10h40.

Alors à vos magnétos et bon visionnage !

Catwalk

L’autre soir à un vernissage, encore? me direz-vous et ben oui encore… C’est selon moi, les sorties qui permettent de rencontrer des personnes intéressantes et de passer un agréable moment en découvrant des travaux d’artistes.

C’est également les sorties les moins chères. D’ailleurs à cette soirée là, j’ai repéré deux vieux types que j’avais déjà aperçu à un vernissage une semaine plus tôt, ils grignotaient tranquillement leurs chips en sirotant un verre de rosé, et se donnaient des grandes claques dans le dos à la vue des prix affichés sur l’index des œuvres…
Comment dire… Ces deux-là étaient drôles et apparemment de toute les parties. Je les regardais, évoluer dans la foule parmi des jeunes branchés, et eux, ils s’amusaient et se marraient, en se disant « Hey! mais je t’ai pas vu au vernissage y a deux jours, oh c’était bien ! » , et comme ils s’éloignaient de moi, j’eus du mal à savoir si ils parlaient de l’expo ou du buffet.

Bref j’étais seule et je matais tout ce qui bougeait, ne sachant pas trop comment me donner de la consistance, j’ai fini par passer des coups de fil à des personnes qui répondaient absentes… l’ami que j’attendais n’arrivait toujours pas, et je commençais à m’ennuyer ferme. À l’instant même ou je cherchais dans mon répertoire une autre personne à appeler. Un mec, la classe, s’approche de moi, et me dis :

- « Je t’ai remarqué, je te trouve super stylé, j’organise un défilé pour la marque Le Stockholm Syndrom, ça serait vraiment génial que tu puisses venir… »

La soirée commençait à devenir intéressante.

Du coup, pour me féliciter de mon look, ou pour simplement faire la promo de la soirée qu’il organisait, il m’a donné un carton d’invit’.

Une semaine plus tard, j’ai réussi à convaincre et trainer mon mec et une amie à cette soirée qui se déroulait dans un lieu encore inconnu pour moi. Yep! un nouveau lieu festif. J’avais déjà entendu parler de cette marque mais je n’avais jamais encore rien vu d’elle, j’avais hâte. Sauf que le soir du défilé, on peut pas dire qu’on était parti en avance et quand on est arrivé, c’était juste fini. Déception, rage et désespoir nous envahirent (enfin surtout moi), mais très vite on a repris le dessus à coup de vodka. La musique était assuré par un des mecs de Nasser, et son mix était juste génial et pourtant personne ne dansait. Alors avec mon amie, on a relevé le défi, faire bouger l’assemblée, et on a chauffé le dancefloor comme jamais. Un heure après, toute la foule dansait.

En partant un mec a dit à mon amie: « Merci tu as sauvé la soirée! »

Like Woody

Je suis en train de lire les entretiens qu’Éric Lax a mené avec Woody Allen depuis 1971 jusqu’en 2007 et qui sont rassemblés dans un livre :

Entretiens avec Woody Allen (Plon)

J’y ai beaucoup appris sur les méthodes de travail de Woody Allen, notamment qu’il écrit toutes les idées qui peuvent lui venir au fil de la journée sur des petits papiers des idées ou des histoires qui ne font en général qu’une ligne ou deux, une fois écrites, il les range dans un sac ou se trouvent également tous les autres morceaux de papier.

Et le moment venu de faire un film, lorsqu’il n’a pas une idée précise de scénario, ou lorsqu’il a écrit une film mais qu’il manque des scènes, des situations, des personnages, il sort son sac, le vide sur son lit et entreprend un recherche méthodique pour trouver l’idée ou les idées qui constitueront son film.

Il faut avouer que cette méthode n’est pas classique, Woody Allen est  quelqu’un de très instinctif.

Il croit beaucoup au hasard et il sait que lors d’un tournage, rien ne se passe jamais comme prévu, donc pour lui il vaut mieux laisser une grande part à l’improvisation.

On apprend également qu’il a beaucoup changé ses méthodes de travail, avant il se mettait tôt le matin à travailler, il écrivait, raturait , déchirait, recommençait… Bref il n’attendait jamais d’avoir l’inspiration, il la forçait. Aujourd’hui ses méthodes ont radicalement changés, il ne l’attend pas l’inspiration, il la provoque, mais oui mais bien sûr!

Il y pense, de partout, dans la rue, le matin, le soir, au restaurant, il appelle ses amis, il en parle avec eux, il énonce ses idées à haute voix, et il prend des douches, il adore réfléchir sous la douche, et souvent quand rien ne lui vient, il prend un douche, il reste des heures sous l’eau; et en sortant il y réfléchit encore… bref l’inspiration ne vient pas juste comme ça…. elle vient quand elle veut mais encore faut il être disponible à ce moment-là.

Tout ça pour dire que ces méthodes de travail m’intéressent. En effet, constituer un recueil d’idées, ne pas oublier une idée qui nous vient mais la répertorier immédiatement.

Consigner, écrire, classer, voilà les méthodes désormais que je veux appliquer, dans mon travail de free-lance, mais aussi pour ce blog, car souvent j’ai des idées dont j’ai envie de parler mais sur le moment je ne suis pas dispo, et l’idée et les bons mots filent.

Si Woody, l’homme aux milles gags à la seconde s’astreint à noter toutes ses idées, pourquoi n’en ferais je pas autant?

Marseille is hot !

L’autre soir, après un vernissage, des amis m’ont proposé de visiter l’appartement qu’ils venaient d’acquérir, encore en plein travaux et à deux pas du lieu où nous nous trouvions.

Ils me font la visite de l’appart, genre « ça c’est la chambre, là, le placard (non sans blague ?) là, la salle de bain », bref la découverte de chaque pièce, rituel classique de la visite d’appart.

La visite terminée, on se retrouve devant la fenêtre du salon, et malheureusement comme dans beaucoup d’appartement, la fenêtre donne sur un vis-à-vis, mais alors vraiment vis-à-vis, à environ 4 mètres de nous juste en face, la fenêtre des voisins.

Ils étaient là, à fumer et à nous regarder comme des bêtes curieuses, lui : un mec un peu vraiment beauf, torse poil, amateur de salle de sport, tatoué ( tigre ou puma, un motif animalier quoi), elle : cagole, trop maquillé, trop brune et trop bronzé… et ils nous matent…

Ma foi, on est au milieu du salon à parler entre amis et on voit bien qu’ils parlent de nous, mais bon… Malgré la fenêtre ouverte, on n’entend pas ce qu’ils disent, mais ils ont quand même l’air très étranges.

On parle, on parle, et puis à un moment, je me retourne et là je vois le mec qui s’est assis sur une chaise, sa nana est à poil, à califourchon sur lui, et lui nous regarde tout en tenant sa nana par les cheveux.

On a vraiment halluciné, on s’est décalé de la fenêtre histoire qu’il ne nous voit plus et que cette scène franchement pas torride disparaisse de notre vue, c’était tout simplement de la provoc, ce mec a eu l’impression (je ne sais pas pourquoi) qu’on le matait et du coup il a voulu nous donner une espèce de leçon, genre vous voulez voir quelque chose et bien vous allez voir ce dont on est capable….

What’s the fuck !

Ils ont continué comme ça pendant un sacré temps, je le sais parce que de temps en temps, je lançais des regards furtifs pour voir jusqu’où ils iraient, j’ai juste vu à un moment qu’elle était à genoux devant lui, son visage enfoui dans son entrejambe….  mumh mumh, avait-elle perdu ses clefs ?

Non plus sérieusement, mes potes venaient juste d’acheter cet appart, et j’ose même pas imaginer la suite des évènement avec des voisins comme ça.

Je trouve cette scène bien représentative de l’esprit marseillais, bien entendu cette situation aurait pu arriver n’importe où mais moi ça ne m’étonne pas que ça arrive juste ici en plein cœur du panier

Marseille est comme ça, hot, imprévisible et drôle, je vais tenter au fil de ce blog de mettre en valeur cette ville et de partager avec vous mes impressions, coups de cœur et autres à propos de tout et de rien, parce qu’un blog ça sert à ça aussi, non?

 

Photo : Sex and the city – saison 1 – épisode 11